|
Une
admissibilité devrait donner (De Alexandre, ce 6 septembre 2008) Alexandre : (...) Je vous écris pour une publication de mon annonce sur votre site car j'aurais besoin d'avis d'enseignants universitaires. J'ai passé le capes déjà 5 fois auquel j'ai été à chaque fois admissible. J'ai échoué cette année de très peu (1 point). J'ai échoué vraiment pour un petit point de détail, j'ai dit une petite bêtise et me suis mal exprimé... mais ce n'est pas le but de ma lettre qui s'adresse aux enseignants des IUFM et universitaires. Voici le problème qui pour moi est très grave. Suite à mon échec en juillet, je décide de me "réorienter". Je contacte différentes écoles (commerce et ingénieurs) leur expliquant mon cas et leur disant : "j'ai été admissible au CAPES externe de maths, et j'étais quasiment prof de maths, il ne manquait qu'un point, j'ai toujours réussi à être admissible et j'ai un niveau de maths, je pense être de qualité (c'est ce que m'avait dit un des personnels de la présidence du jury du capes : "vous êtes admissible donc vous êtes bons" (en gros). Et là, je suis tombé face à un mur : il m'a été reproché d'avoir passé le CAPES car m'a t-on dit, ce n 'st pas le profil recherché. J'ai même eu droit à "profil fonctionnaire". De plus, il m'a été reproché d'avoir passé le concours trop de fois et d'être à présent trop vieux (28 ans). Ayant commencé à préparer le CAPES au niveau licence je n'ai pas de master (reproché aussi). Je me ré-oriente vers les banques de concours des écoles de commerce et concours sur dossiers et là, gros problème : il faut un très bon niveau en anglais et avoir le toeic et toeffl. De plus une dissertation et contraction de texte sont au programme des épreuves. Et aux oraux un entretien. N'ayant fait qu'une année de prépa math sup, tout cela est bien loin et je ne vois absolument pas comment préparer ces concours. Suite à cette explication j'ai des questions à poser à des enseignants universitaires : 1. Y-a-t-il une possibilité éventuelle d obtenir une équivalence de master 1 en présentant à l'université son relevé de notes du capes montrant qu'on était admissible. 2. Regardons la situation en face : les postes au capes et à l'agrégation sont en constante diminution et chaque année il y a 80 % des étudiants iufm qui ressortent de l'IUFM sans le concours ne pourrait on passer un accord ,une passerelle avec des écoles pour que les écoles reconnaissent qu'être admissible au capes témoigne d un bon niveau en maths et nous permettre une reconversion. L'éducation nationale a créé le troisième concours pour les gens du privé voulant devenir fonctionnaire, on pourrait demander la réciproque. Je suis sûr que cela est réalisable il suffit que les IUFM contactent les écoles et en parlent entre eux. Merci à tous. Djm : En lisant votre message, j'ai tout de suite pensé aux raisons données pour refuser une candidature, quel que soit le poste ou la profession dont il s'agit. S'il y a commission d'admission, ou jury de recrutement, on entendra que le candidat n'a pas le profil recherché (imparable), qu'il a un profil fonctionnaire s'il a passé des concours de recrutements de la fonction public (pour dévaloriser le candidat à un poste dans le privé), que celui-ci a trop de diplômes non en rapport avec l'emploi demandé (pour ceux qui ont un master ou un doctorat), que celui-ci peut s'orienter vers un autre métier compte tenu de son profil et en le comparant à d'autres candidats qui ne peuvent pas le faire (exemple : vous postulez à la fac alors que vous avez déjà le CAPES en poche et votre doctorat tout frais obtenu... et on vous dira que vous avez déjà un métier dans le secondaire, et donc que vous n'êtes pas à la rue, comme c'est le cas d'un autre candidat qui n'a jamais passé CAPES ou agrégation et qui postule sur le même poste...). On entendra encore beaucoup de raisons de ce type. Donc : trop préparé, ou pas assez, et dans une direction, ou une autre... les commissions écarteront toujours tous les candidats sauf (au plus) un avec de très bonnes raisons (pour elles). La logique du tri dépendra de nombreux paramètres, et tous ne sont même pas objectifs. Bon, je peux quand même répondre à la Question 1 : Pour l'instant la possibilité n'existe pas. Mais comme la nouvelle réforme supprime les IUFM et va bouleverser le mode de recrutement dans le secondaire, il est déjà (pratiquement) acquis (mais c'est encore officieux pour quelques jours ? Mois ?) que, pour cette année (et pendant une période transitoire, sans doute de 2009/2010), l'admissibilité au CAPES donnera l'équivalence du Master 1. Cela va dans votre sens. Ce qui est certain, c'est que le problème n'apparaîtra plus en 2010 où il faudra un Master 2 pour passer le CAPES. Tous les futurs professeurs des Lycées et Collèges auront donc un Master 2 à terme. Cela n'arrange pas spécialement votre cas, c'est vrai. Mais si vous réussissez l'admissibilité au CAPES encore une fois cette année, vous devriez avoir cette équivalence avec le Master 1 pour pouvoir vous inscrire en Master 2 et repasser le concours l'année suivante. Bof, cela vaut ce que cela vaut. Ce n'est pas l'eldorado en fait. Il vaut toujours mieux avoir le CAPES en entier le plus vite possible, mais on doit prendre ce qui arrive. Donc il faut du courage... Attention : ce que je vient d'écrire n'est pas encore officiel, donc susceptible d'être faux. Les lecteurs futurs de ce texte sur MégaMaths vérifieront l'état exact de la législation au moment où ils s'intéressent aux concours. Cela est dit ! Autre chose qui se profile (et sera vrai à 99% à la date du 6 septembre 2008 où j'écris ces lignes) : A partir de 2010, il faudra avoir un Master 2 pour réussir au CAPES. En fait, on passera d'abord un Master 1, puis on s'inscrira en Master 2 et au concours pour passer les épreuves écrites en février (à peu près). Il faudra alors réussir ces épreuves écrites pour être admissible au CAPES, puis l'oral du CAPES, et obtenir son Master 2 dans la foulée pour pouvoir être reçu au concours. Le concours aura donc lieu pendant la cinquième année d'étude après le BAC, alors qu'on prépare (et doit obtenir) le Master 2. On aura du nouveau dans les mois qui viennent... C'est tout ce que je peux dire actuellement aux mégamathiens. Quand à vous, tenez le coup pendant cette traversée du désert. Et repassez le CAPES (même en dilettante et en préparant autre chose en « objectif principal ») car vous avez certainement de grosses chances de réussite après vos entraînements successifs. Enfin, courage et « Hold the line ». |
Si j'ai
raté le CAPLP, ai-je une chance (7 septembre 2008) Mégamathienne : Actuellement, je prépare le CAPES de maths avec l'IUFM. J'ai passé l'écrit du caplp externe maths-science. Je ne suis pas admise. Je suis très déçue de ma note en mathématiques, j'ai eu 7 sur 20, je pensais pourtant avoir réussi. J' ai passé également les écrits du capes de maths. Je me dis que si j'ai eu une si mauvaise note au plp, alors je peux faire une croix sur les écrits du capes car le niveau en maths est plus difficile. Ai-je raison ? djm : as vraiment. A niveau égal, la prestation aux écrits dépend beaucoup de son entraînement à cette épreuve pour la gestion du temps et la rédaction. Un sujet "simple" peut être seulement raté parce qu'on n'a pas pris conscience de l'importance à accorder à la rédaction. Celle-ci doit être précise, rigoureuse, mettre l'accent sur l'articulation du raisonnement... et tout cela de façon concise autant que possible, et à produire en temps limité (de sorte qu'il faille aussi s'habituer à utiliser le brouillon seulment quand il est nécessaire, et passer à la rédaction au propre dès que possible). Voilà des savoir-faire à acquérir avec un peu d'entraînement. De plus, la nature du sujet influe sur la prestation, comme on l'imagine. Enfin, il ne s'agit pas de traiter le sujet en entier, car c'est impossible sauf pour James Bond (mais James a tellement de gadgets sur lui !), mais saouvent de ne traiter convenablement qu'un tiers du sujet pour être admissible. Ceci dit, se présenter à un concours est une affaire personnelle : on n'est jamais certain de réussir, quelle que soit sa préparation et les méthodes employées. Tout ce qu'on peut faire, c'est "augmenter ses chances de réussite". Une année entière à passer le CAPES est donc un choix politique qui n'incombe qu'à celui qui se pose la question... Je rappellerai seulement deux points : a) qu'à préparer UN concours, on peu aussi passer d'autres concours proches (plus d'essais = plus de chances de réussir) : b) qu'on peut décider de préparer le CAPES en priorité absolue, ou au contraire choisir ce concours comme objectif secondaire (en se rappelant qu'il existe beaucoup d'étudiants qui le passent en objectif secondaire et... le réussissent. Imaginez être bien préparée pour un écrit, et tomber sur les deux leçons d'oral qui vous plaisent le plus ! Là, on peut "carburer" et arracher l'admission... cette année, et peut-être pas la suivante...). Bon choix, et conservez un moral d'enfer :)))) ^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^ Jeudi 11 septembre 2008, de Laurence : J'ai échoué au capes cette année, mais tout n'est pas completement négatif, j'ai mieux repéré comment se passaient les oraux, et je me donne une année de plus pour bien le préparer... Par contre, j'ai appris entre temps qu'à partir de l'année 2009 les candidats admis n'auraient pas le statut PLC2 actuel, mais un statut d'étudiant en master sans rémunération. Avec deux enfants à faire garder et des déplacements, il est clair que pour moi ce serait ingérable...et je pense ne pas être seule dans ce cas. Est-ce que vous auriez des informations à ce sujet ? Je vous en remercie. (...) djm : Si vous réussissez le CAPES en 2009, je pense que vous entrerez comme professeur-stagiaire et, quelle que soit la forme du stage (à l'IUFM comme en 2008-09 ou placée directement sur un poste avec toutes ses classes), vous serez rémunérée. Je pense donc qu'il n'y a pas d'inquiétude à ce sujet. Bon punch pour la préparation ^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^^ Lundi
6 octobre 2008, question de Kamel
:
(...) Je m'adresse à vous et aux mégamathiens car
après de nombreux e-mails sans réponse au rectorat
d'Aix-Marseille et malgré mes recherches, je n'arrive pas
à trouver les réponses à mes questions au
sujet du 3ème concours. Formateur
en mathématiques depuis 10 ans dans un centre de formation
à Marseille, j'ai pris connaissance de l'existence de ce
concours pour lequel je semble remplir les conditions d'accès.
Les critères d'admissibilité et d'admission sont
assez claires (un seul écrit, deux oraux), cependant je
n'arrive pas à avoir la moindre information en ce qui
concerne l'année de stage, le reclassement et la mutation.
Voici mes interrogations, dans l'hypothèse de mon
admission au concours:
Réponse de Vanessa à la question de Kamel (ce
dimanche 19 octobre 2008) : (...) Voici
les réponses que j'ai obtenues de la part du rectorat pour le capes de math
3ème voie. 1. Mes dix
années d'expérience comme formateur de mathématiques me dispensent-elles de
l'année de stage ?On est comme les autres et on ne bénéficie pas de
régime de faveur. Par conséquent, on est obligé de faire l'année de stage. 2. Mon
échelon et mon salaire de titulaire seront-t-ils indexés sur mon salaire
actuelle ? On m'a dit de m'adresser à l'inspection académique. Ce que je
ferais demain. Je vous enverrai la réponse à cette question demain ou jeudi. 3. Mes dix années à Marseille m'assurent-elles un poste à Marseille même ou dans l'académie ? (...) Etant donné qu'on est comme les autres cad ceux qui passent le capes en externe, on peut être affecté n'importe où. On n'est pas sûr de rester dans la région, ou dans l'académie. Ce sont les réponses que j'ai pu avoir. |
Jeudi 1er janvier 2009, de S. K. : (...) Pour une leçon d'exposé c'est mieux de se placer à un niveau
élevé ou inférieur? exemple une leçon qui est de niveau terminale S et
aussi niveau Deug quel est le meilleur choix ? Autre
question svp, faut-t-il donner toutes les démos en exposé ou il suffit
d'en faire que les essentielles en sachant faire les autres ,biensûr
,elles seront faites,probablement, sous demande du jury au tableau?
merci beaucoup |
Vendredi 2 janvier 2009, de V. P. : J'ai
une question concernant les concours aussi bien administratifs que les
concours d'enseignants. Il est marqué "on tiendra compte de la
présentation et de la qualité d'écriture et de la rédaction". Est-ce
vrai ou pas ? En effet, étant donné que je suis vacataire dans le
secondaire, je sais par exemple que pour le brevet et le bac, ce n'est
pas vrai. Ce sont des points bonus (8 étoiles = 4 points pour le
brevet). (...) |
Lundi 5 janvier 2009 : On m'a signalé aujourd'hui que le nombre de postes au concours du CAPES et de PLP étaient stables par rapport à l'année passée, soit 806 pour le CAPES externe et 192 pour le CAPLP Maths-Sciences physiques. Donc pas de nouvelle chute cette année, c'est toujours ça ... J'ai trouvé la mention de ces 806 postes sur le site du jury du CAPES externe où ils ne proposent qu'un lien vers SIAC2 qui ne donne que des nombres de postes toutes disciplines confondues. |
|
Compte rendu de Fabrice sur son oral du CAPES 2008 (15 octobre 2008) : Il y a longtemps que je voulais vous envoyer un petit message pour vous faire part de mes oraux du capes externe en juillet dernier. Pour l'oral 1, je suis tombé sur les leçons PGCD de deux entiers entiers naturels... et Caractérisation de la fonction exponentielle par l'équation fonctionnelle. J'avais préparé les deux mais j'avais plus de choses à dire sur celle du PGCD et j'ai donc choisi celle ci. J'ai suivi un plan classique présentant les notions suivantes : pgcd de 2 entiers naturels, algorithme d'euclide (programmé sur ti), nombres premiers entre eux, bezout, gauss, algorithme d'euclide étendu (je n'ai pas réussi à refaire le programme sur ti), quelques applications dont la résolution des équations diophantiennes ax+by=c développée en détail... J'avais défini les pgcd comme le plus grand élément (au sens de la relation d'ordre <=) des diviseurs communs. Lors des questions, on m'a demandé si je ne connaissais pas une autre relation d'ordre sur N, et alors je me suis souvenu que vous aviez insisté sur ce point dans vos livres de leçons et j'ai parlé de la relation de divisibilité et qu'effectivement elle était mieux adaptée pour définir le pgcd et en particulier le pgcd de 0 et 0. Ensuite, on m'a demandé de redémontrer le lemme de Gauss comme si je m'adressais à des élèves. Pas de difficultés. Ensuite le corollaire du lemme de Gauss (ils m'ont un peu aidé quand même). Puis un exercice : mq si a et b sont premiers entre eux, alors a+b et ab sont premiers entre eux (j'allais partir du th. de Bezout mais ils m'ont orienté vers un raisonnement par l'absurde). Au final j'ai eu 17.2, yes !! Ensuite pour l'oral 2, c'était de la géométrie sur le thème problème d'incidence. J'ai sur résoudre le problème du sujet. Mais j'ai proposé deux exercices hors sujet (qui ne concernait les pb d'incidence...). Ils m(ont proposé un exercice qui ressemblait à un de ceux que j'avais proposé, mais posé à l'envers et en plus compliqué. Du coup je ne l'ai pas reconnu et ai eu bcp de mal à le résoudre finalement à la fin du temps imparti pour les questions.... Résultat 7.2. Heureusement qu'il y avait l'oral 1... Bilan je suis admis !!! Cooool ! Et donc au passage je voulais vous remercier pour nos échanges par email et pour la qualité de vos livres qui m'ont bien aidé, surtout pour les leçons. J'en avais préparé 57 : toutes en ayant fait l'impasse sur la géométrie (sauf les courbes paramétrée et les coniques)... Autrement cette année j'ai demandé un report de stage pour préparer l'agrégation externe avec option probabilité... Encore une fois, n'ayant pas fait au préalable de L3 et M1 de maths mais un cursus ingénieur, j'ai pas mal de notions à rattraper qui n'était pas au programme du capes mais qui le sont pour l'agreg (théorie de la mesure de Lebesgue, holomorphie, ...). D'ailleurs si vous avez quelques conseils à me donner pour la préparation je suis toujours preneur... Au niveau des livres je me suis déjà procuré : M. Audin, Géométrie, EDP Sciences, 2006 ; Karine Madère, Leçons d'algèbre et Leçons d'analyse, ellipses ; Barbe et Ledoux, Probabilité (L3M1), EDP Sciences ;Jacques Faraut, Calcul intégral (L3M1), EDP Sciences ; François Rouvière, petit guide de calcul différentiel à l'usage de la licence et de l'agrégation, cassini ; V. Beck, J. Malick, G. Peyré, Objectif agrégation, H&K, 2005. Connaissez-vous d'autres livres (analyse, algèbre, probabilité) indispensables pour réussir l'agreg sans faire des leçons d'un niveau trop prétentieux (ENS) car je dois d'abord acquérir les bases de L3 M1 et parfois consolider des bases de L2... Me conseilleriez vous en particulier les deux livres de leçons d'André Avez ? Autrement j'avais déjà ces livres pour le capes dont certains me serviront pour l'agreg : J. de Biasi, Mathématiques pour le CAPES et l'Agrégation Interne, Coll. Jacques Moisan, Ellipses, 2ème édition, 1998 ; J.-F. Dantzer, Mathématiques pour l'agrégation interne, Analyse & probabilités, cours & exercices corrigés, Vuibert 2007 ; D.-J. Mercier, Cours de géométrie, préparation au CAPES et à l'agrégation, Publibook, 2004 ; J. Escoffier, Probabilités et statistiques pour le CAPES et l'Agrégation Interne ; J.-P. Escofier, Toute l'algèbre de la licence : Cours et exercices corrigés ; Joseph Grifone, Algèbre linéaire, 2ème édition ; X. Gourdon, Les maths en tête Algèbre, Ellipses ; Livres de leçons de capes (DJM+Bajou). PS : sinon j'ai vu dans votre site que vous aviez été reçu premier à l'agreg interne (chapeau !) mais je me suis tjs demandé pourquoi vous ne l'aviez pas passé en externe ? (...) djm : (...) C'est une bonne nouvelle que vous m'envoyez là. Réussir à un concours comme le capes n'est jamais une petite chose. On ne sait jamais ce que donnera l'oral. J'ai été content d'apprendre que vous aviez pulvérisé les records à l'oral 1, et que cela a permis de se payer un 7,2 à l'oral 2, et de réussir quand même. Ouf. Voilà quelque chose d'acquis. Je ne pourrai pas vous conseiller de livres pour l'agrégation externe, car cela fait des lustres que je ne mets pas mon nez dans ce concours, et donc mes conseils seraient un peu "dépassés". Tous les livres que vous avez acheté me semblent utiles. Après, il faudra s'équiper au coup par coup et en tenant compte du programme actuel. C'est tout ce que je pourrai vous dire. Hum, je ne sais pas dans quel site vous avez vu que j'avais été premier à l'agrégation interne... mais ce n'est pas vrai. Très exactement, j'ai été reçu au CAPES externe en 1979 à la 81ème place, et à l'agrégation interne en 1990 à la 24ème place. J'ai eu 100/100 à la composition d'analyse de l'agrégation interne, et c'est ce qui a peut-être fait courir le bruit que j'avais été le premier de la promotion. J'avais raté un oral sur les deux, et même plus raté que le votre en oral 2, mais mes autres notes m'avaient permis de m'en sortir avec un bon rang. En fait, l'essentiel est déjà de s'en sortir... ce qui n'avait pas été le cas pour l'agrégation externe : préparé seul après mon CAPES, j'ai été presque admissible, puis je l'ai à nouveau préparé pendant mon service militaire (en travaillant quand je pouvais et sur les thèmes qui me plaisaient), nouvel échec. Puis après j'ai travaillé le doctorat et je n'ai plus retenté l'agrégation externe. Le programme de ce concours est tellement vaste qu'il faut vraiment investir "très particulièrement" dessus pour avoir des chances de le réussir. Un concours interne est toujours plus à portée car ne met en compétition que des candidats qui, eux aussi, ont un travail à temps complet et un temps nécessairement limité à consacrer à leur entraînement. Voilà, vous savez tout ! (...) ******************** Samedi 17 janvier 2009, de K. R.: (...)
je suis en préparation de CAPES
Mathématiques et je suis complétement decouragé. J'essaie de
m'entrainer sur les anciens sujets de capes mais je n'arrive jamais à
faire les questions techniques ou celles qui demandent de faire de long
calcule. De plus la tendance est de mettre des sujets techniques.
Esceque vous pouvez me donner des méthodes ou des conseils pour
pouvoir remarquer l'astuces necessaire à la résolution des questions
techniques ou exigent un long calcule. Ou alors il faut que je fasse
des tonnes d'excercices pour avoir des reflexes preconditionnés ? (...) ******************** Lundi 26 janvier 2009, de Michel : Avant
toute chose je tiens a vous remercier pour votre site et son contenu de
très bonne qualité. Je le consulte régulièrement.(«
multi-quotidiennement »). Je me permets de vous écrire pour bénéficier
de vos conseils, après vous avoir décrit brièvement mon parcours : Je
suis ingénieur en « exercice » depuis un peu moins de 15 ans : mes
derniers contacts avec les maths datent de ma prépa (Sup et Spé P’ en
1991). Apres cela je n’ai fait que tutoyer les 4 opérations et la
fonction pourcentage … Depuis environ 5 ans, l’idée d’une reconversion
vers l’enseignement a à nouveau fait son chemin (j’avais tente en 3eme
année d’école d’ingénieur d’intégrer, sans succès, l’ENS Cachan option
génie mécanique). J’ai franchi le pas l’année dernière et ai présenté
le CAPES 2008 (maths) une première fois, après 6 mois de révisions
axées sur l’écrit j’ai pu être admissible (9.6 et 12.8). Je n’ai bien
entendu pas passé l’oral mais je suis allé assister à Sceaux des Oraux
pour avoir une idée de ce qui m’attendrait la ou les années suivantes…
Cette année j’ai poursuivi ma mise a niveau de fond (reprise de mes
cours de taupe + ouvrages tout en un MPSI et MP) ainsi que la
préparation de leçons en m’appuyant notamment sur vos ouvrages (j’ai
les volumes I, II et III). Rien pour l’instant sur l’épreuve de dossier. |
Mardi 11 novembre 2008, Message de Pierre : (...) veuillez pardonner l'absence d'accentuation. Je ne suis
pas analphabete mais, la ou je me trouve, on estime ce genre de
coquetterie inutile. djm
: (...) Je vous réponds carrément OUI : laissez tomber les exercices
dont vous n'avez pas une solution claire et développée à côté. Laissez
tomber les problèmes ou les exercices trop difficiles. C'est bien de se
frotter à eux, mais cela n'est pas rentable pour un concours si l'on ne
fait que ça. ^^^^^^^^^^^^^^^^^^ Sauter ou ne pas sauter (des questions), voilà la question ! (13 janvier 2008) Marie-Claire : (...)
Je me permets de vous contacter alors que j'utilise votre site depuis
un an pour passer l'agrégation interne de mathématiques (pour situer,
j'ai eu le capes en 1997). Puisque
vous l'avez vous-même passée, sauriez-vous me conseiller sur la façon
la plus pertinente d'utiliser les 6 heures d'épreuve ? Une réponse de Eric R. à Marie-Claire (17 janvier 2009) : (...)
Je
viens de lire le message de Marie-Claire qui s'interroge sur la
meilleure façon de gérer les 6 heures d'épreuve. J'ai eu la même
interrogation concenant l'épreuve d'analyse d'informatique [au concours
des impôts] qui elle aussi dure 6 heures. La réponse du correcteur de
la préparation est d'utiliser une feuille par question et uniquement le
recto. Et de traiter les questions du connu vers l'inconnu, en partant
du principe qu'une question terminée peut apporter un éclairage aux
autres. De toute façon, le sujet est tellement long qu'il est
impossible de tout traiter dans les détails. Question posée par un mégamathien le 12 mars 2009 : Pour commencer à préparer l'agrégation, faut-il "manger" plein d'écrits de CAPES pour être entièrement à l'aise sur les notions de base, ou doit-on commencer immédiatement à se plonger dans les annales d'agreg et à creuser dessus. djm : En fait, l'idéal serait d'être "polyvalent" : de
pouvoir aborder des questions très théoriques et difficiles, tout en sachant
réagir rapidement et efficacement sur toutes sortes de questions plus
généralistes, et parfois calculatoires. Le problème du "calculatoire" se pose peut-être moins à l'écrit, où l'on choisit les questions auxquelles on va répondre, qu'à l'oral, où les jurys reçoivent (trop) souvent d'injonctions à mesurer la capacité du candidat à utiliser une machine (je pense à l'oral du CAPES avec ces satanées calculatrices qui font perdre du temps de préparation, ou à celui de l'agrégation externe où existe une épreuve pratique). Voilà pour l'idéal. Il y a aussi des constantes : il faut acquérir le plus de connaissances possible sur les thèmes du programme, évidemment, mais aussi s'attacher à s'entraîner à mettre réellement en oeuvre tout ce que l'on connaît déjà. Et c'est là où l'entraînement sur toutes sortes de problèmes permet de faire des merveilles : apprendre à utiliser ses connaissances et à les rédiger pour gagner des points. C'est le but. Dans cette optique, il faut soit faire beaucoup d'exercices, soit attaquer de nombreux problèmes de tous les concours qui possèdent des thèmes du concours que l'on vise soi-même en priorité. Et en se rappelant que, d'après moi, il faut toujours travailler avec des énoncés corrigés pour rentabiliser des heures d'investissement en étant sûr de toujours apprendre quelque chose. Bien sûr, on touchera aussi les annales du concours que l'on désire passer, puisqu'on est alors certain d'être complètement dans le "vif du sujet". Conclusion : utilisez toutes sortes de problèmes, sans oublier les annales corrigées du concours qui vous intéresse le plus, et creusez dessus. |
Derniers conseils avant les écrits du CAPES externe des 9 et 10 mars 2009 : Luc Pierrejean nous propose sa solution complète du dernier CAPES interne que je place sur la page ad hoc de MégaMaths. Bonne chance à tous ceux qui iront au feu lundi et mardi prochain ! N'oubliez pas : décontractez-vous autant qu'il est possible, laissez faire la nature et avancez dans le problème comme cela se présentera, en gardant son sang froid. De toute façon, l'inquiétude ou la peur ne serviront à rien. Alors restez coooooooool et faites ce que vous constatez pouvoir faire. Et comme dirait César : "Alea Jacta Est". On s'entraîne depuis qu'on est au berceau (primaire, classes du secondaire, années de fac, années de travail perso, et j'en passe). Alors basta. Pendant les 5h de composition UTILISEZ tout ce qui vous vient en tête : accrochez-vous à toutes les branches qui se présentent. :))
Réactions
à chaud
après les écrits des 9 et 10 mars 2009 |
|
|
Vendredi 13 mars 2009, compte rendu de l'écrit de S. M. : Je me jette à l’eau pour les impressions … |
Les impression d'une mégamathienne :
Bonjour ! En sortant des épreuves le lundi 09 et mardi 10 mars, j'étais
assez fiere de mon travail. Mais je l'ai très vite perdue car je me
suis rendue compte que finalement je n'ai pas fait grand chose.
En effet, pour la 1ere épreuve il y a au moins 17 questions que je
pouvais faire facilement ( en 5mn maximum pour chaque question)
: la fin de la partie I.2. sur le développement limité:je savais
le faire mais au lieu d'utiliser "ln((n+1)/n)=ln(1+1/n)" et le
développement limité qui est classique de ln(1+x) j'ai utilisé le
développement limité de chacun des termes ln(n+1) et ln(n) puis la
difference ce qui ne me simplifiait pas les choses et donc j'ai pas pu
faire les 2 questions simples qui viennent juste apres cette derniere.
Et puis surtout sur la 2emepartie des polynomes de Bernoulli, que je
les avais travaillé en TD lors de mon année de préparation à l'IUFM de
l'année 2006-2007 et le pire c'est que je les avais bien compris! |
|
L'actualité dans la préparation de l'oral 2009 |
|
|
Lundi 16 mars 2009, un message de Karène : BONJOUR, J'AI PASSE LE CAPES EXTERNE L'ANNEE DERNIERE.JE VIENS D'APPRENDRE QUE L'ECRIT AVAIT EU LIEU. JE VOULAIS ENCOURAGER LES CANDIDATS A PREPARER LES ORAUX MEME S'ILS PENSENT NE PAS ETRE ADMISSIBLE. EN EFFET , L'ANNEE DERNIERE JE NE PENSAIS PAS ETRE ADMISSIBLE .JE N'AVAIS PAS EU LE TEMPS DE PREPARER LES ECRITS CAR JE VENAIS D'AVOIR UN PETIT GARCON EN JANVIER ET J'ETAIS EN PLEIN DEMENAGEMENT. J'Y SUIS TOUT DE MEME ALLE APRES BEAUCOUP D'HESITATIONS.A MA GRANDRE SURPRISE J'APPRENDS QUE JE SUIS ADMISSIBLE ET DONC LA JE ME METS A REVISER UNE PARTIE DE S ORAUX MAIS C'ETAIT ASSEZ DIFFICILE CAR J'AVAIS REPRIS LE TRAVAIL ET JE DEVAIS M'OCCUPER DE MON FILS.AU MOIS DE JUILLET, JE CONSTATE QUE JE SUIS ADMISE JE SUIS BIEN ENTENDU TRES CONTENTE. JE CONSEILLE DONC AUX CANDIDATS DE CONTINUER A REVISER ET NE PAS SE DECOURAGER.DE PLUS, DANS TOUS LES CAS PRESENTEZ-VOUS AUX ORAUX SI VOUS ETES ADMISSIBLE. BON COURAGE A TOUS ! ***************************** Lundi 23 mars 2009, de Mathieu : (...)
je vous contacte car jai un souci pour la leçon 58:limite finie en un
point. En effet un théorème m'interroge. "la limite de f en a est égale
à l" equivaut à "limite à gauche de f=limite à droite de f=l" y a t'il
equivalence ? on pourrait imaginer la fonction x² sur [-1;1] privé de 0
et 1 en zéro. on a limite à gauche= limite à droite différent de 1 jai cherché et jai trouvé un cours où on excluait a dans la definition de limite à gauche et à droite, qu'en est il? et dans ce cas comment faire pour x=a? djm : Gros problème, effectivement. En gros, on a le choix entre 2 définitions de la limite d'une fonction en a : a) En épointant les intervalles, c-à-d en enlevant le a des intervalles qui interviennent das la définition avec les epsilons et les etas, b) Sans épointer les intervalle. La notion qui se généralise bien aux espaces topologiques est la b). C'est ce qu'on prends depuis 20 ans a priori. La définition b) était en usage dans les classes terminales dans les années 1975, et permettait de dire que la fonction que vous me présentez en exemple admet bien une limite en a. Elle est utile, en fait, seulement quand on veut prolonger une fonction par continuité en a. Avec la définition a vous aurez l'équivalence. Pas avec la définition b). Réaction de JCP : N'y a-t-il pas un problème dans la réponse que vous donnez à Mathieu ? Si l'on n'épointe pas l'intervalle alors la fonction qu'il donne en exemple n'admet pas de limite en 0 et c'est la définition que l'on utilise de nos jours en terminale et en CPGE. Par ailleurs on a bien l'équivalence demandée, non ? Une difficulté éventuelle de la notion réside dans le fait qu'il faille intersecter le voisinage du point en lequel on cherche la limite avec l'ensemble de définition de la fonction, ce qui ne pose pas de problème ici puisque la fonction est définie en 0. djm : Je suis d'accord avec ce que vous dites là : "Si l'on n'épointe pas l'intervalle alors la fonction qu'il donne en exemple n'admet pas de limite en 0 et c'est la définition que l'on utilise de nos jours en terminale et en CPGE." C'est la bonne définition à la mode actuellement. Avant, on épointé systématiquement les intervalles de départ, et cela entraînait d'ailleurs de consistantes leçons de CAPES lorsque je le préparait : on avait un contre-exemple sympa au théorème de composition des limites dans ce cadre. Je ne parlerai pas d'ensemble de définition de f, ce qui embrouille la situation. Il vaut mieux parler de la notion de limite suivant une partie A de l'ensemble de départ, telle que a soit dans l'adhérence de A inter Def(f) pour retrouver les notions de limite à gauche, à droite, ou intervalle épointé, et bien d'autres... ***************************** Mardi 24 mars 2009, de Ridha : Est que vous pouvez me donner la différence entre la définition d'une FONCTION et la définition d'une APPLICATION. ***************************** Mercredi 15 avril 2009, de Tool : Bonjour,
je suis actuellement en train de préparer les capes
de mathématique et je suis une "accro" de vos livres ! Je travaille mes
leçons avec vos quatres livres qui sont trés bien faits ! Cependant je
me pose une question : en
regle générale dans les leçons doit-on mettre des applications
originales (en gros est-ce qu'il faut sortir de l'ordinaire ou mettre
des choses classiques). Par exemple dans la leçon sur le théorème de
thales est ce que c'est pénalisant si je ne parle pas des theoremes
(hyper) classiques de Pappus ,Menelaus, Desargues... Est-ce que si je
ne les mets pas le jury va forcément me poser des questions dessus ?
J'espere de ne pas vous deranger, en l'attente de votre avis. (...) ***************************** Ce mardi 21 avril 2009, de Rémi
: 1) Dans la leçon 36 (application du ps et du pv), doit-on parler de
la dimension 2 en ce qui concerne le produit scalaire ou tout faire en
dimension 3? |
Dimanche 22 mars 2009, message d'un mégamathien qui prépare l'agrégation interne : A
propos de la leçon 125 sur les isométries du plan et leurs
applications, j'ai pensé à évoquer les pavages du plan mais j'ai
beaucoup de mal à organiser quelque chose de concis, de structuré et de
solide sur ce thème; mes seules références sont le livre de géométrie
de Tauvel (qui traite la question en détail mais est très peu
"user-friendly" ; il manque en outre l'aspect didactique, les synthèses
éclairantes qui dégagent les idées clefs) et la revue Tangente (plus
didactique, mais qui effleure tout juste la questio ). Pensez-vous
qu'il est sage d'aborder ce thème ? ***************************** Mercredi 8 avril 2009, de Liliane : Puis-je me permettre de vous poser deux questions : ***************************** Jeudi 16 avril 2009, de Pauline
: Bonjour. Puis-je vous poser une question insoluble pour moi
concernant la leçon sur le théorème de l'angle inscrit et la
cocyclicité? Je vois bien qu'on a un problème pour orienter ou non le
plan. Tant qu'on ne parle pas de mesures c'est inutile, il suffit de
définir pi comme l'angle plat pour pouvoir travailler modulo 2pi dans
les théorèmes (c'est ce que j'ai compris mais peut être que je me
trompe). Donc voilà je me demandes à quel moment on utilise les mesures
d'angles? Est ce qu'on les utilise vraiment? Peut on construire une
lecon sans mesure d'angles mais juste sur les angles orienté de
vecteurs? ***************************** Lundi 20 avril 2009, d'une mégamathienne :
Voilà je prépare le concours du CAPES externe de maths et j'ai commencé
à apprendre mes leçons d'oral au cas où je serais admissible.Mais
voilà, je me demandes comment je vais pouvoir me rappeler de toutes les
leçons le jour J.Je ne pense pas qu'il y ait de méthodes mais s'il y
avait certaines personnes qui en ont fait l'expérience, je prends tout
de suite!!! |
Fin de préparation 2009